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L’Agence Européenne du Médicament vient enfin d’autoriser l’utilisation des phages. Les médecins d’Europe de l’ouest peuvent désormais prescrire des cocktails de phages et limiter ainsi l’antibiorésistance qui continue malheureusement de progresser.

Grâce au travaux menés dans le cadre du Phagoburn Project, à un projet pilote réalisé à l’hôpital de la Croix Rousse (Lyon) et à l’intérêt que lui portent également les militaires, la phagothérapie renaît littéralement de ses cendres.

Un peu d’histoire…

Découverte par le biologiste franco-canadien Félix d’Hérelle au début du XXe siècle, la phagothérapie se répand rapidement à travers le monde. Mais la découverte des antibiotiques la remplace en occident, avec les conséquences que l’on découvre ces dernières années.

Des instituts russes, polonais et géorgiens ont continué à développer des souches et des traitements : ils disposent donc d’un siècle d’expérience et publient régulièrement leurs résultats.

Les avantages de la phagothérapie

C’est un traitement sûr pour lequel aucun effet secondaire grave n’a été signalé. Il permet une action rapide et ciblée dès que la bactérie en cause est identifiée. Un autre de ses avantages est de fonctionner même à très petite dose car les phages se multiplient ensuite dans le corps une fois au contact de la bactérie.

Ses applications concernent la sphère ORL, la stomatologie, l’ophtalmologie, la dermatologie, la gastro-entérologie, la pneumologie, l’urologie et la chirurgie.

Elles pourraient s’étendre aux infections qui touchent les os et les articulations, mais également dans d’autres infections, urinaires, pulmonaires et oculaires selon le Dr Alain Dublanchet (l’un des pionniers de la réintroduction de la phagothérapie en France).

En France Deux guérisons récentes (septembre 2017) de patients atteints d’infections graves et résistantes aux antibiotiques, grâce à des phages produits en France, ouvrent désormais la perspective d’une véritable prise en compte par le corps médical de cette thérapie.

Pour en savoir plus rendez-vous sur le blog de l’association Phag espoirs, sur le site Phagoburn (en anglais) et bien sûr sur le site du Docteur Phage.

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